~~Koromogae (Changement d'uniforme)~~

~~Koromogae (Changement d'uniforme)~~
Dans de nombreuses institutions japonaises (écoles, entreprises, administrations), le Koromogae marque le changement d'uniforme des habits d'hiver pour ceux d'été et réciproquement.

Cette coutume japonaise remonte à l'époque de Heian (784-1185). À cette époque, le Koromogae était pratiqué aux mois d'avril, mai, at, septembre et octobre. A partir de lpoque d'Edo (1603-1867), le nombre de Koromogae fut duit à deux, en avril et en octobre.

D
e nos jours au Japon, le Koromogae se roule le 1er juin et le 1er octobre. Il se caracrise chez les emplos (salaryman) au changement de chemises manches longues / courtes.

La date de cet événement est toutefois ajuse en fonction des régions et lorsque les températures sont éloiges des normales saisonnières. Le climat d'Hokkaido est par exemple beaucoup plus froid que celui de Kyushu.

# Posté le mercredi 30 mai 2007 08:24

Modifié le mercredi 30 mai 2007 08:35

~~ O-yuki la femme des neiges ~~

~~ O-yuki la femme des neiges ~~
L a_ f e m m e_ d e s_ n e i g e s_ O - Y u k i

Dans un village de la province de Musashi vivaient deux bûcherons, Mosaku le vieux et Minokichi l'apprenti. Un soir d'hiver, ils furent surpris par une tempête de neige et ne purent rentrer chez eux pour passer la nuit. Ils s'installèrent dans une hutte. Mosaku s'endormit aussitôt alors que Minokichi se retourna longtemps dans son lit...

Il fut réveillé par une douche de neige sur le visage. La porte de la cabane était ouverte et grâce à la lumière de la lune reflétée sur la neige, il vit une femme tout en blanc dans la hutte, penchée sur le vieux Mosaku, soufflant sur lui comme une fumée blanche. Puis elle se pencha sur l'apprenti, qui voulut crier, mais aucun son ne sort de sa gorge. Elle se pencha encore plus près de son visage, au point de le toucher. Elle était très belle. Elle lui chuchota : "J'avais l'intention de te faire subir le même sort qu'au vieux, mais j'ai pitié de toi."
Tu sembles si jeune et tu es si joli garçon, Minokichi. Je ne te ferai aucun mal, mais si jamais tu dis à qui que ce soit ce que tu as vu cette nuit, je te tuerai." Puis elle disparut, et alors seulement Minochiki se sentit capable de bouger. Il se leva... La porte était ouverte, la neige envahissait la hutte. Il la ferma et appela Mosaku : pas de réponse. Mosaku était mort et son visage était glacé.

Un soir de l'hiver suivant, comme Minokichi rentrait chez lui, il rencontra en chemin une jeune fille grande, mince, belle, à la voix aussi plaisante qu'un chant d'oiseau. Elle se nommait O-yuki, ils se plurent et se marièrent. Elle devint mère de dix enfants, beaux et à la peau bien blanche. Tous les villageois la trouvaient merveilleuse, c'était une épouse parfaite, et après dix enfants elle était toujours aussi belle que le jour de son arrivée au village. Un soir, alors qu'O-yuki cousait à la lumière de la lampe, Minokuchi lui dit : "Te voit ainsi me rappelle une itrange aventure qui m'arriva lorsque j'avais dix-huit ans. "Je vis alors une femme aussi belle et claire de teint que toi.
Elle te ressemblait beaucoup.". O-yuki demanda plus de précisions et Minokichi lui raconta son histoire, et ce qui s'était passé la nuit atroce de la mort de Mosaku. Alors O-yuki jeta à terre sa couture, se leva, se pencha sur Minokichi et lui hurla à la figure : "C'était moi la femme de neige! je t'avais dit que je te tuerais si tu racontais cette nuit! À cause de ces enfants... et parce que je t'aimais... je te fais grâce. prends bien soin d'eux!" Tandis qu'elle hurlait, sa voix se confondit avec le sifflement du vent qui s'éloigne, puis elle se transforma en brume blanche qui s'éleva vers les poutres et disparut par la cheminée.


Depuis, on ne l'a plus jamais revue.


Voilà une superbe légende que kawaii-kaeru a bien voulu que je mette dans mon blog biensûr je met le lien vers son blog et lacher vos coms !!!!

Kawaii-kaeru.skyblog.com

# Posté le jeudi 17 mai 2007 03:56

Tango no Sekku

 Tango no Sekku
Tout d'abord le sens de du mot Tango no Sekku :

Le kanji tan a pour sens « début », « premier », « commencement ».
Le kanji uma / go : signifie « cheval ». Il est également le signe astrologique chinois du cheval.
Le Tango renvoie donc au « premier jour du mois du cheval » (que l'on peut faire correspondre au mois de mai) du calendrier lunaire chinois.
Il
se peut que le choix de la date du 5 mai soit dû à un homophone du mot go en Japonais qui peut aussi signifier « cinq » lorsqu'il s'écrit ainsi.

Cette fête d'origine chinoise fut introduite à la Cour impériale pendant l'époque de Nara ( VIIIe siècle) en même temps que les autres sekku ( festivals de saisons) et marque le début de l'été.
D
ans l'ancien temps, ce festival était consacré aux iris, d'où son autre appellation de Shoubu no Sekku (festival des iris). Le Tango était un jour important pendant lequel se déroulaient des rituels purificatoires destinés à écarter les catastrophes. Ce jour-là, à la Cour comme dans le peuple, on accrochait des feuilles de shoubu (calamus, de la famille des iris) et de yomogi (armoise commune) aux avant-toits des maisons. À la Cour, on suspendait également aux piliers des kusudama (couronnes d'herbes médicinales) où étaient entremêlés notamment de l'armoise et de l'iris et desquels pendaient de longs fils de cinq couleurs, symboles de longévité. On se livrait à des jeux à caractère héroïque comme tirer à l'arc à cheval ou organiser des courses de chevaux. Les vassaux se ceignaient également de couronnes d'iris. Dans le peuple, on organisait des jeux de tir à l'arc équipe contre équipe qui eurent cours jusqu'à l'époque Edo pendant laquelle ils furent interdits car considérés comme dangereux.

C'est entre l'époque de Kamakura et l'ère Edo que Tango no sekku fut popularisée en tant que fête des garçons.
Pen
dant la période de Kamakura, les rites du Tango tombent progressivement en désuétude à la Cour. Cependant, les buke (les familles de samouraïs) se montrent de plus en plus disposées à accorder une grande importance à cette journée pendant laquelle les jeunes garçons se voient remis des éléments d'armure.
Cet
te pratique tient probablement son existence du fait que le mot shoubu désignant l'iris est homophone avec shoubu qui signifie « esprit chevaleresque », « valeurs militaires ».
C'est
aussi à partir de cette époque que se répand parmi le peuple la tradition du shoubu-yu (bains d'iris), le saké d'acores, etc.

C'est à l'
époque Edo, à l'entrée dans une société de buke, que le Tango prend une dimension importante. Le bakufu (gouvernement militaire), les daimyō (seigneurs) et les hatamoto (vassaux directs du shôgun) se devaient de se rendre au palais d'Edo en grande pompe pour adresser un compliment au shôgun et lui apporter des présents.

En 1948,
année de la loi sur les jours fériés, Tango no Sekku devient la fête nationale qui est connue actuellement et est rebaptisé Kodomo no Hi (le Jour des Enfants).



Les festivités de Kodomo no Hi :

Même si cette fête est de nos jours consacrée à tous les enfants, elle reste encore ancrée dans la tradition et dans son histoire et célèbre toujours plus particulièrement les garçons.
On suspend encore des feuilles de shoubu et de yomogi aux portes des maisons pour conjurer le mauvais sort. Tous les enfants prennent des shoubu-yu (bains d'iris). Ils ont parfois même le droit de boire du saké aromatisé à l'iris.
Il
s peuvent aussi déguster des pâtisseries traditionnelles préparées pour l'occasion telles que les kashiwa-mochi et les chimaki.
De
nos jours, les enfants ne reçoivent plus d'armures de samouraï mais les familles ayant des garçons exposent une gogatsu ningyô (poupée de mai) dans le tokonoma (sorte d'alcôve) de la maison.
Cette
fête est également liée à la carpe, qui en est actuellement devenu le principal symbole, par le biais d'un vieux conte chinois qui y est associé. C'est pour cela qu'on hisse des koinobori (drapeaux carpe).
Tous
ces rites symboliques permettent de souhaiter bonheur et santé aux enfants. Chacun représente la purification, la croissance, la force et le courage, et la persévérance. Des qualités que l'on espère particulièrement pour les garçons puisque cette fête leur était initialement destinée, les filles ayant leur propre fête le 3 mars, pour Hina Matsuri (la fête des poupées) qui a déjà été expliqué dans les articles précédent.

# Posté le jeudi 19 avril 2007 03:33

*¤*La Golden Week*¤*

*¤*La Golden Week*¤*
*¤*Golden Week*¤*

Les Japonais on très peu de vacances , c'est pourquoi fin avril et début mai , à lieu une période durant laquelle se succède 4 jours fériés consécutifs : Le Golden Week. Pendant ces quelques jours les écoles et les universités sont fermées et les entreprises fonctionnent avec un effectif minimal ou ferment également pour l'occasion car la plupart des employés s'en vont pour une partie ou même la totali de la semaine.
T
ous les lieux touristiques du Japon, notamment les plus populaires, sont pris d'assaut par des foules de visiteurs et les prix des services touristiques flambent.


Cette année, le Golden Week se tiendra entre le 29 avril et le 5 mai :


Le 29 avril : Greenery Day (midori no hi)
C'est l'anniversaire de l'empereur Showa né en 1901, mort en 1989. Ce jour est donc férié depuis la montée de l'empereur sur le trône en 1926. Après sa mort, l'empereur ayant été un fervent amateur de la nature, ce jour fut changé en "Jour vert".


Le 3 mai : Constitution Memorial Day (Kenpo kinenbi)
C'est en effet le 3 mai 1947 que la nouvelle constitution japonaise fut ratifiée.


Le 4 Mai : Between Day (Kokumin no kyujitsu)

Créé récemment, ce jour férié a en fait été créé pour faire de Golden Week une période de vacances continue.

Le 5 Mai : Children's day (Kodomo no hi)
Ce jour est aussi appelé "The boy's festival" (Tango no sekku). Elle lèbre les enfants, plus particulrement les garçons, dans tout le Japon et est entoue de nombreux rites et symboles ,l'équivalent de l'Hina Matsuri du 3 mars pour les filles. Comme pour l'Hina Matsuri des bonbon sciaux sont mans ce jour : des teaux de riz embals dans des feuilles de bambou ainsi que du mochi dans des feuilles de chêne. Le chêne et le bambou symbolisent la force et le succès.

# Posté le mercredi 18 avril 2007 17:28

Modifié le mercredi 18 avril 2007 17:42

Hanami

Hanami
Alors voilà un petite article sur l'Hanami qui va bientôtHanami ( regarder les fleurs ) est la coutume traditionnelle japonaise d'apprécier la beauté des fleurs, « fleur » signifie presque toujours les fleurs de cerisier (sakura). À partir de fin mars ou début avril, les sakura entrent dans la pleine floraison partout dans le Japon. De nos jours, le hanami se résume souvent à profiter de cette saison pour faire late sous les cerisiers en fleur. Cette coutume est au printemps ce que momijigari est à l'automne.
Au
Japon, il existe aussi une forme de Hanami concernant l'ume [prononOumé], précédent celui des cérisiers du Japon. Si les cérisiers du Japon sont plus populaires pour le Hanami, particulièrement chez les jeunes (il s'agit d'un prétexte pour boire de l'alcool entre amis), les personnes plus âgées préfèrent l'atmosphère de l'Hanami de l'ume.

Histoire

La pratique de Hanami est vieille de plusieurs siècles. On considère que la coutume aurait commencé durant la période Nara (710-784) à l'époque où la dynastie chinoise Tang a fortement influencé le Japon, entre autre en apportant la coutume d'apprécier les fleurs. Cependant, c'était les fleurs d'ume (prune) que les gens admiraient à cette époque, et ce n'est que durant la période Heian que les sakura ont commencé à attirer plus d'attention. Depuis cette époque, dans le tanka et le haïku, le mot fleur est très fortement lié au sakura.
Les
sakura étaient à l'origine employés comme annonciateur de la saison de plantation du riz. Les gens croyant à l'existence de dieux à l'intérieur des arbres faisaient des offres aux pieds des sakura. Ensuite, ils participaient à l'offrande en buvant du saké .
L'e
mpereur Saga, qui a donné son nom à la région de Sagano, et qui vécut à la période Heian, a adapté cette coutume et en a fait des fêtes de « contemplation des fleurs » avec du saké et des mets, sous les branches des cerisiers en fleur dans la cour impériale à Kyoto. Des poésies étaient écrites, louant les fleurs sensibles, qui étaient vues comme une métaphore de la vie elle-même, lumineuse et belle, mais passagère et éphémère. Ceci serait le début de Hanami.
La coutume a été à l'origine limitée à l'élite de la cour impériale, mais s'est rapidement répandue à la société des samouraïs et à partir de la période Edo aux gens du peuple. Sous les arbres de sakura, ils prenaient un repas et buvaient le saké dans l'allégresse.
Il
est important de noter que les Japonais appellent ceci, non pas "Hana-mi" mais "O-Hana-mi", rajoutant devant un "O" de politesse très présent dans la langue japonaise.

De nos jours

La coutume existe toujours. Durant la période de floraison des cerisiers, les Japonais partent pique-niquer en famille ou entre amis sous ces arbres. Les moments les plus appréciés sont l’apparition des premières fleurs (kaika) que guettent les photographes et la période de pic de floraison (mankai).
Du
rant les émissions de météo à la télévision, la progression de leurs éclosion est représentée. Cette ligne de front (sakurazensen) permet de connaître le moment où les cerisiers éclosent. Elle part de Okinawa (au sud) et remonte jusqu'à Hokkaido en l'espace d'un mois.
À
Kyôto, dans la région de Sagano, nommée en l'honneur de l'empereur fondateur de la tradition, on peut voir plusieurs centaines de sakura à Arashiyama et plusieurs milliers de Japonais s'adonnant au O-Hanami.

# Posté le vendredi 23 mars 2007 13:26

Modifié le vendredi 23 mars 2007 18:31